dimanche 7 décembre 2008
j'adore RIRE de moi
Dans la société anglaise, le snobisme est une religion qui, sous le règne d'Edouard VII, a connu une flamboyante apogée, si vous éprouvez une certaine tendresse pour les duchesses fossilisées, les jeunes gens qui s'adonnent à la broderie, les ecclésiastiques passionnés de tennis et de mondanités, cette sélection est pour vous
photo avant bidouillage en gris, pour l'harmonie avec ce Blog
de Moët et Chandon :
"Midnight Gold est plus qu'un simple produit de création.
C'est un véritable accessoire, qu'on a autant de plaisir à regarder qu'à toucher. Il symbolise toute l'effervescence : la sensualité d'un beau vêtement de soirée, le crépitement des flashs, le frémissement des bulles de Champagne..."
L'agneau plongé qui compose l'étui a été travaillé pour épouser les courbes sensuelles de la bouteille (Brut Impérial Moët et Chandon) les pierres de cristal Swarovski et les perles dorées sont serties une à une dans le cuir afin de copier l'effervescence et la préciosité des bulles
Le petit détail qui "tue" : "la cravate", signature de Moët et Chandon, se métamorphose en bracelet, rebrodé de pierres en cristal Swarovski / 1500 exemplaires
350 €
***************************************
Swarovski, une fois encore, peut, si vous le souhaitez, participer de manière lumineuse à votre décoration du sapin de noël.
En effet, il vient de sortir un magnifique cristal, en forme de flocon de neige, avec un ruban en satin bleu pour le suspendre à votre arbre !
Du cristal à Noël,. On imagine aisément la beauté d'une telle œuvre sur le sapin.
Swarovski s'est engagé à verser un don de 250 000 dollars à des associations d'aide à l'enfance du monde entier sur les recettes venant de la vente de cette étoile brillante...
Une étoile brillante... tout un symbole à NOEL
c'est une réalité, aujourd'hui les objets les plus anodins et/ou les plus communs se parent de pierres précieuses... On n'ignore pourquoi, si ce n'est qu'on se doute que cela répond à une demande.
Celle de Madame dans sa cuisine ?
Donc voici la casserole précieuse ! Et pour cause, ses poignets et son logo sont en or 18 carats et ornés de diamants.
L'idée est-elle de nous faire cuisiner richement ?
Iniative étonnante d' Harrods "Marmite Diamond." soupeser - 4kgs -
L'amour devra être fort et total car la précieuse coûte
150 000 euros.
**********************************
Des diamants sur ma clef ? il s'agit d'une clef de Bentley !
Avoir une belle voiture, une grande, une voiture de luxe, sophistiquée, confortable et performance est déjà un rêve accompli. Mais chaque détail compte. Jusqu'à ses clefs. Peut-on accepter d'avoir des clefs sans éclat pour accompagner une voiture qui, elle, brille de mille feux ?
la société britannique Amosu Luxury a compris ce souci du propriétaire d'une voiture de luxe. Il s'attend forcément à ce que la clef reflète au moins autant de luxe que la voiture et donc, il propose d'orner cette clef de 101 diamants pour un total de 1,09 carats ! faites attention de ne pas perdre les clefs.. ce serait dommage !
dilemme, je ne roule plus avec des Anglaises, mais une pijot 2006 !!! (toutes options) de 10 ans, j'ai encore 20 ans de concubinage avec elle...grreeeeeeeeee Je craque, j'ai envie d'une Alfa
**************************
On se réunit avec les amis
Tous les vendredis, pour faire des snobisme-parties
Il y a du coca, on deteste ça
Et du camembert qu'on mange à la petite cuiller
Mon appartement est vraiment charmant
J'me chauffe au diamant, on n'peut rien rêver d'plus fumant
J'avais la télé, mais ça m'ennuyait
Je l'ai r'tournée... d'l'aut' côté c'est passionnant
J'suis snob... ahhah
J'suis ravagé par ce microbe
J'ai des accidents en Jaguar
Je passe le mois d'août au plumard
C'est dans les p'tits détails comme ça
Que l'on est snob ou pas
J'suis snob... Encor plus snob que tout à l'heure
Et quand je serai mort
J'veux un suaire de chez Dior!
BORIS VIAN 1955
mardi 18 novembre 2008
MARIE LAFORET * La fille aux Yeux dOr *
| La rumeur | |
Paroles: Boris Bergman. Musique: Jean-Bernard Raiteux 1977
Gérard Tournie
Écoute, mon frère, ce qu'on dit de nous là-bas
Au village, on dit
Que tu es maudit
Ils murmurent même que la veille du sabbat
On se dit "je t'aime"
Couchés au fond du bois
Si l'on en croit la rumeur
Nous serions deux enfants du diable
Si l'on en croit la rumeur
Il faudrait nous brûler sur l'heure
Écoute bien la rumeur
Elle chante fort à mes oreilles
Écoute bien la rumeur
Serre-moi fort, vois-tu, j'ai peur
Pourtant nous vivons
Loin de tous ces gens depuis
Que notre vieux père
S'est ôté la vie
Est-il vrai mon frère
Qu'il était un peu sorcier
Et qu'il savait faire
samedi 25 octobre 2008
l' INVENTAIRE de PREVERT écrit en 1957
une triperie
deux pierres trois fleurs un oiseau
vingt-deux fossoyeurs un amour
le raton laveur
une madame untel
un citron un pain
un grand rayon de soleil
une lame de fond
un pantalon
une porte avec son paillasson
un Monsieur décoré de la légion d'honneur
le raton laveur
un sculpteur qui sculpte des Napoléon
la fleur qu'on appelle souci
deux amoureux sur un grand lit
un carnaval de Nice
une chaise trois dindons un ecclésiastique
un furoncle une guêpe
un rein flottant
une douzaine d'huîtres
une écurie de courses
un fils indigne
deux pères dominicains
trois sauterelles un strapontin une fille de joie
trois ou quatre oncles Cyprien
le raton laveur
une mater dolorosa deux papas gâteau
trois rossignols deux paires de sabots cinq dentistes
un homme du monde
une femme du monde
un couvert noir deux cabinets
deux petit'suisses un grand pardon
une vache un samovar
une pinte de bon sang
une monsieur bien mis un cerf volant
un régime de bananes une fourmi une expédition coloniale
un cordon sanitaire trois cordons ombilicaux
un chien du commissaire un jour de gloire
un bandage herniaire
un vendredi soir
une chaisière un œuf de poule
un vieux de la vieille
trois hommes de guerre
un François premier
deux Nicolas II
trois Henri III
le raton laveur
un père Noël
deux sœurs latines
trois dimensions
mille et une nuits
sept merveilles du monde quatre points cardinaux
1 2 3 4 heures précises douze apôtres
quarante-cinq ans de bons et loyaux services
deux ans de prison six ou sept péchés capitaux
trois mousquetaires
vingt mille lieues sous les mers
trente-deux positions
deux mille ans avant Jésus-Christ
cinq gouttes après chaque repas
quarante minutes d'entracte
une seconde d'inattention
et naturellement
le raton laveur
jeudi 9 octobre 2008
CHARMANTE SOIREE avec GAINSBOURG
Serge Gainsbourg
Elle est si
Elle est si chatte que je lui dis mou
Elle est si grosse que je lui dis vous
Elle est si laide que je lui dis bou
Elle est si lady que je lui dis you
Elle est fainéasse je lui dis do
Something remue tes roudoudous
Elle somnole je lui fais ouh
Elle sursaute et fais la moue
Elle est si bête faut lui dire tout
Elle est si gourde faut lui dire où
Elle est si tiède et moi qui bous
Je veux remettre ça elle me dit des clous
Elle en veut tellement que je lui dis pouce
Et pour souffler je lui lis Proust
Elle est si con que je lui dis pousse
Toi d'là ça suffit allez oust !

vendredi 3 octobre 2008
CELINE la fille de JR CAUSSIMON
c'est par CZARINE que je la découvre
ses textes sont aussi forts que ceux de son Illustre père
La fille de Jean-Roger Caussimon s'illustre avec ses chansons réalistes et décapantes

Jeux de mots jubilatoires, humour acéré pour parler des angoisses et dérives de la modernité... Céline sait comme personne décrire nos petits travers.
*********************************************
Paroles: Céline Caussimon. Musique: Idir 2006
Titre original: "Abehri t'meddit"
note: adaptation de la chanson kabyle d'Idir
J'entends le vent et je m'éveille
Demain, je sais, on dira mon histoire
"La vieille femme était si vieille
Qu'elle est partie avec le vent du soir"
Je m'en vais car je sais que le vent m'appelle
Un par un, il prend mes cheveux blancs
Je vous quitte, adieu, je dors avec le vent
Dis-moi, le vent, tu fais la ronde,
Tu cours, tu vas et moi, je restais là
Tu pousses les portes, tu vois le monde
Raconte-moi ce que je ne sais pas
Tu as vu des hommes qui tombaient à terre
Et des rois tout pleins de leur puissance
Tu as vu les hommes quand ils préfèrent se taire
Et des femmes qui pleuraient en silence
Il y a une étoile pour qui se perd au plus noir de la nuit
Il faut croire cela
Quand revient la nuit
Et attendre aussi
Je te souris, mes yeux se ferment
J'ai toujours fait ce que je croyais vrai
Tu me murmures tout bas, à peine
Tous les secrets que longtemps j'ai cherchés
Tu me dis combien le silence fait du mal
Que les mots sont nos plus belles étoiles
Que demeurent longtemps au cœur de nos enfants
Tous les rêves que l'on a dit au vent
Dans le collier d'étoiles que la nuit accrochera au ciel
Il y a des larmes
Qui ne s'oublient pas
Et l'espoir aussi
Je dois quitter la terre, emmène-moi me perdre dans la nuit
Si les poussières d'étoiles
Nous gardent la lumière
Nous n'aurons plus peur
jeudi 2 octobre 2008
un ECRIVAIN et PAROLIER intéressant, mort trop jeune
Boris Vian (10 mars 1920, Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine), France - 23 juin 1959, Paris) est un écrivain français, ingénieur de l'École centrale,
inventeur, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste). À ces multiples talents, il convient d'ajouter ceux de
conférencier, de scénariste et de traducteur (anglo-américain). Il a également publié sous les pseudonymes de Vernon Sullivan, de Bison Ravi,
de Baron Visi ou de Brisavion (anagrammes de son nom)
mercredi 1 octobre 2008
LE RETOUR et un envoi de MARIELLE
NOTRE AMIE RENTRE VENDREDI/ MARIELLE nous a fait parvenir ce texte qui va plaire à CZARINE
Samedi soir à Beyrouth
Femmes voilées, dévoilées
Blocus sur l'autoroute
Dans leurs voitures blindées
Samedi soir à Beyrouth
Univers séparés
Solitaires sous la voûte
Céleste, foudroyée
Moitié charnelle, moitié voilée
Bien trop lointaine, beaucoup trop près
Les cloches sonnent, les minarets
Voix monotones et chapelets
Soleil rutilant des vitrines
Désintégrées par la machine
Samedi soir à Beyrouth
Cicatrices fardées
Mystérieuse et farouche
Drôle et désespérée
Samedi soir à Beyrouth
Quels que soient les quartiers
Ne veut pas croire sans doute
A la guerre annoncée
Vie souterraine, presque emmurée
Comme une reine très courtisée
Moitié charnelle, moitié rêvée
Bien trop lointaine, beaucoup trop près
Les soleils pourpres, soleils voilés
Le fantôme de la liberté
Samedi soir à Beyrouth
La nuit s'est déchirée
Personne sur l'autoroute
Solitaire, foudroyée
mercredi 24 septembre 2008
de BRORIS VIAN "" BARCELONE ""
Paroles: Boris Vian. Musique: Alain Goraguer 1955
Barcelone
Des pavés, du soleil, des visages
Un été plein d'images
Et de fleurs
Barcelone
Dans le port un bateau qui s'amarre
Le bourdon des guitares
Et mon cœur
J'ai revu
Cette rue sous le ciel de septembre
J'ai revu
La fenêtre grillée de sa chambre
Jours trop courts
Le vent chaud caressait nos visages
Et l'amour
Nous jetait des étoiles au passage
Barcelone
Souvenir de nos nuits haletantes
D'un été qui me hante
Barcelone
Ce matin
Je reviens dans la rue douce et triste
Le chemin
M'a mené jusqu'au banc de jadis
Et soudain
Te voilà c'est bien toi rien n'existe
Dès demain
Tous les deux nous irons vers la vie
Barcelone
Sur le port, dans le vent qui se lève
Je vois vivre mon rêve
Barcelone
lundi 22 septembre 2008
NOUS AIMONS les diamants de C. LARA
| |
| La rockeuse de diamants |
Paroles: Elisabeth Anais. Musique: Catherine Lara & C.Engel 1983 "La rockeuse de diamants"
Je dors avec, j'en rêve la nuit.
Ils sont ma Mecque, ma seule folie.
Quand j'les vois sous toutes leurs facettes,
Taillés en roses ou en navettes,
J'ai comme un frisson dans le dos.
C'est mon point faible, c'est mon crédo !
{Refrain:}
Je suis la rockeuse de diamants,
Au fond du cuir noir de mon gant.
Je suis la rockeuse de diam,
Je suis la rockeuse de diam,
Je suis la rockeuse de diamants !
J' passe ma vie chez les diamantaires
Qui brillent de Paris à Anvers.
Sur ma poitrine coulent des rivières
Mais je m'préfère en solitaire.
Je roule mon caillou dans mon gant.
C'est mon piment, mon élément.
{Refrain}
À moi les carrières du Congo.
Attention : drageuse de joyaux !
Gare aux carats des pierres précieuses !
Je prendrai l'âme cambrioleuse,
La kallista, l'étoile polaire,
C'est mon combat, mon univers !
{Refrain}
jeudi 18 septembre 2008
par SERGE REGGIANI
Paroles: Jean-Loup Dabadie
C'est un volet qui bat
C'est une déchirure légère
Sur le drap où naguère
Tu as posé ton bras
Cependant qu'en bas
La rue parle toute seule
Quelqu'un vend des mandarines
Une dame bleu-marine
Promène sa filleule
L'absence, la voilà
L'absence
D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même
C'est une nuit qui tombe
C'est une poésie aussi
Où passaient les colombes
Un soir de jalousie
Un livre est ouvert
Tu as touché cette page
Tu avais fêlé ce verre
Au retour d'un grand voyage
Il reste les bagages
L'absence, la voilà
L'absence
D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même
C'est un volet qui bat
C'est sur un agenda, la croix
D'un ancien rendez-vous
Où l'on se disait vous
Les vases sont vides
Où l'on mettait les bouquets
Et le miroir prend des rides
Où le passé fait le guet
J'entends le bruit d'un pas
L'absence, la voilà
L'absence
D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même.


